Branche des fournisseurs de garages: la stabilité se maintient et les prévisions restent prudentes
13 Juillet 2026
Les crises géopolitiques persistantes au Proche et au Moyen-Orient ainsi qu’en Ukraine continuent de peser sur l’environnement économique. La hausse des prix de l’énergie et du pétrole ainsi que les incertitudes liées à la politique économique internationale – notamment à une éventuelle hausse des droits de douane américains – assombrissent les perspectives conjoncturelles. Dans ces conditions, la croissance de l’économie suisse demeure inférieure à la moyenne.
Au 2e trimestre 2026, la branche des fournisseurs de garages a fait preuve de résilience face à ces risques conjoncturels. La majorité des entreprises interrogées jugent la situation actuelle satisfaisante à bonne. Pour le 3e trimestre, les prévisions restent prudentes, comme lors du dernier relevé conjoncturel.
L’avis des entreprises sur la situation au 2e trimestre 2026
En ce qui concerne la situation de l’emploi, on observe une légère détérioration, puisque 4% des entreprises interrogées la qualifient de mauvaise (contre aucune au 1er trimestre). Néanmoins, 48% d’entre elles (contre 58%) qualifient ce paramètre de bon et un autre 48% (contre 42%) le considèrent comme satisfaisant.
S’agissant du chiffre d’affaires, le tableau est similaire. Ce paramètre est jugé bon par 35% des entreprises (contre 42% au 1er trimestre), satisfaisant par 61% (contre 54%) et mauvais par 4% (inchangé).
Fait réjouissant, cette tendance ne se retrouve pas dans la situation bénéficiaire, évaluée de manière plus positive. Ce paramètre est qualifié de bon par 30% des entreprises (contre 25% au 1er trimestre), de satisfaisant par 65% (contre 71%) et de mauvais par 4% (inchangé)..
Pronostics de tendance pour le 3e trimestre 2026
Les prévisions pour le 3e trimestre 2026 reflètent les incertitudes de la situation économique. En ce qui concerne la situation de l’emploi, 9% des entreprises s’attendent à une amélioration (contre 17% lors des prévisions établies au 1er trimestre pour le 2e trimestre), 87% tablent sur la stabilité (contre 71% au 1er trimestre) et 4% prévoient une détérioration (contre 13%). Les prévisions restent donc prudentes. Il est toutefois réjouissant de constater que les entreprises sont moins nombreuses qu’au 1er trimestre à s’attendre à une dégradation de ce paramètre.
Cet optimisme modéré se reflète dans les prévisions concernant les effectifs du personnel: 9% des entreprises (contre 17% au 1er trimestre) s’attendent à ce qu’ils augmentent, 91% (contre 79%) à ce qu’ils restent stables, et 0% (contre 4%) à ce qu’ils diminuent. Aucune des entreprises interrogées ne prévoit d’introduire le chômage partiel.
La pression du coût des salaires reste forte: 57% des entreprises (contre 54% au 1er trimestre) s’attendent à ce que ce coût augmente, 43% (contre 42%) à ce qu’il reste stable, et aucune (contre 4%) à ce qu’il baisse.
S’agissant du coût du matériel, on s’attend à une évolution similaire: 74% des entreprises (contre 63% au 1er trimestre) s’attendent à ce qu’il augmente, 26% (contre 38%) à ce qu’il reste stable, et 0% (inchangé) à ce qu’il baisse. Cette pression des coûts s’inscrit dans le contexte des crises géopolitiques et des incertitudes économiques.
Les prévisions concernant les principaux indicateurs – à savoir le chiffre d’affaires et la situation bénéficiaire – sont également à la retenue.
En ce qui concerne le chiffre d’affaires, 30% des entreprises (contre 42% au 1er trimestre) s’attendent à une progression, 57% (contre 50%) tablent sur la stabilité, et 13% (contre 8%) anticipent un recul.
S’agissant de la situation bénéficiaire, 17% des entreprises (contre 25%) s’attendent à une amélioration, 61% (contre 46%) estiment que ce paramètre demeurera inchangé et 22% (contre 29%) prévoient une dégradation. Dans l’ensemble, les prévisions des entreprises, empreintes de prudence, tablent donc sur la stabilité.
Remarque: certains pourcentages sont soumis à des effets d’arrondi.